De l'installation au premier formulaire rempli, il y a trois clics. Le reste de ce document est là pour les fois où vous voudrez faire mieux que par défaut.
Une extension est un petit outil qui s'ajoute à votre navigateur, comme une application s'ajoute à un téléphone. Elle s'installe en un clic depuis la boutique officielle de Chrome ou d'Edge, et se retire aussi facilement.
Trois choses à savoir, et vous saurez l'essentiel :
Le reste de cette page se lit dans l'ordre la première fois, puis se consulte par section. Comptez cinq minutes pour être autonome.
Verifill s'installe depuis la boutique de votre navigateur. Chrome et Edge fonctionnent tous les deux ; Brave, Opera et Vivaldi acceptent la version Chrome.
Juste après l'installation, faites ce geste une fois, il vous évitera de chercher l'outil à chaque utilisation : cliquez sur la pièce de puzzle à droite de la barre d'adresse, trouvez Verifill dans la liste, et cliquez sur la punaise à côté de son nom. L'icône reste désormais visible.
Vous avez alors deux façons d'ouvrir Verifill, et elles servent à des choses différentes :
Ouvre la fenêtre complète : les cinq onglets, tous les réglages. Elle se referme dès que vous cliquez dans la page. Parfait pour régler, analyser, exporter.
Affiche le panneau dans la page elle-même. Il reste ouvert pendant que vous travaillez. C'est celui qu'on utilise le plus une fois qu'on a pris l'habitude, et la section 05 lui est consacrée.
Si votre navigateur affiche « cette extension peut lire et modifier les données du site » au moment où vous cliquez, c'est normal et c'est temporaire : cette permission ne vaut que pour l'onglet affiché, et elle retombe dès que vous changez de page.
Ouvrez le formulaire que vous voulez remplir, puis cliquez sur l'icône de Verifill. La fenêtre s'ouvre sur l'onglet Remplir.
Verifill lit le formulaire et dresse la liste de ce qu'il a compris : un libellé, le type de la case, et la règle qu'il compte appliquer. Rien n'est encore écrit dans la page.
C'est le moment qui compte. Décochez une case pour la laisser de côté, changez une règle, imposez une valeur précise. Tout ce que vous réglez ici est retenu pour cet écran : la prochaine fois, il n'y aura plus rien à faire.
Les valeurs sont écrites, chaque case remplie est entourée d'une couleur dans la page, et une phrase vous dit ce qui s'est passé : combien de cases, et combien répondent à ce que le site exige.
Un mot sur la phrase qui s'affiche à la fin : « 6 champ(s) rempli(s) · 4/4 conformes » ne veut pas dire « 4 sur 6 ». Les deux chiffres ne comptent pas la même chose. Le premier compte les cases écrites ; le second ne porte que sur les cases dont le site déclare une exigence vérifiable (un motif, une longueur, des bornes), les autres n'ayant rien de précis à respecter.
Chaque ligne vous donne trois choses, et vous laisse la main sur les trois.
Elle décide si ce champ sera rempli. Décochez ce que vous voulez laisser vide : une case décochée le reste pour cet écran, y compris la prochaine fois.
Ce que Verifill a compris du champ : un prénom, une date de naissance de personne majeure, un nombre entre deux bornes, une adresse e-mail… Si elle ne vous convient pas, changez-la dans le menu : votre correction devient la bonne réponse pour ce champ, définitivement.
Le champ de texte sous la règle. Ce que vous y écrivez est écrit tel quel : c'est le moyen le plus direct quand un formulaire attend une valeur précise, connue de vous seul.
Pour une liste déroulante ou un groupe de boutons, le menu propose les options réelles de la page, plus « Aléatoire ». Pour une case à cocher, vous choisissez « Cocher » ou « Décocher ».
En haut, « Portée » décide de ce qui est analysé. « Formulaires uniquement » ne regarde que le formulaire proprement dit : c'est le bon choix presque toujours, parce qu'il laisse de côté les barres de recherche et les filtres. « Toute la page » inclut tout le reste ; utilisez-le quand Verifill vous signale des champs ignorés dont vous avez besoin.
Enfin, « Remettre les réglages à zéro », en bas, efface ce que vous avez réglé pour cet écran et rien d'autre. Une confirmation dit exactement ce qui part.
C'est la fonction que l'on découvre en deuxième, et qu'on n'abandonne plus. La fenêtre de l'extension se referme dès que vous cliquez dans la page : pratique pour régler, gênant pour travailler. Le panneau résout exactement cela.
Ctrl + Maj + V, sur la page où se trouve votre formulaire. Le même raccourci le referme.
Le panneau s'affiche dans la page, en haut à droite, et il y reste. Attrapez sa barre de titre pour le déplacer s'il gêne, « Fermer » pour le faire disparaître. Vous pouvez cliquer partout dans le formulaire, faire défiler, passer à l'étape suivante : il ne bouge pas.
Le panneau porte l'essentiel de l'onglet « Remplir », en version compacte : la portée, « Analyser les champs », « Remplir », les options « Ne remplir que les champs vides » et « Suivi dynamique », et les trois sources de valeurs.
C'est là qu'il prend tout son sens : un parcours en plusieurs étapes. Vous remplissez l'étape 1, vous cliquez sur « Suivant » dans la page, l'étape 2 s'affiche, et le panneau est toujours là : un clic sur « Analyser » puis « Remplir », et vous enchaînez. Aucun aller-retour vers la barre d'outils.
Le bouton « Apprendre ce formulaire » est aussi dans le panneau : remplissez un écran à la main, cliquez dessus, et Verifill retient ce que vous avez mis dans chaque case pour la fois suivante.
En bas du panneau, quatre boutons : « Champs & règles », « Valeurs », « Sélecteurs », « Historique ». Chacun ouvre l'outil complet dans une petite fenêtre séparée, déjà pointée sur ce formulaire-là.
Pour qui écrit des tests, c'est la manière la plus confortable de travailler : la page reste devant vous, la fenêtre des Sélecteurs à côté. Vous repérez un champ dans la page, vous lisez son sélecteur vérifié dans la fenêtre, vous copiez, vous collez dans votre test. Et comme cette fenêtre est séparée, elle ne se referme pas quand vous cliquez dans la page.
Panneau et fenêtre partagent les mêmes réglages : ce que vous cochez dans l'un, vous le retrouvez dans l'autre. Ce sont deux portes sur le même outil, pas deux outils.
Sur Edge, les raccourcis des extensions ne sont pas attribués d'office. L'onglet « Paramètres → Apparence » affiche le raccourci réellement attribué, et vous dit où en choisir un si la case est vide.
Par défaut, Verifill compose des valeurs plausibles. C'est parfait pour un essai, mais souvent vous voulez les vôtres : votre adresse de test, un numéro de dossier, un nom de société. Cela se règle dans l'onglet Valeurs, et cela ne se règle qu'une fois.
Vous déclarez un mot-clé et la valeur à écrire : dès qu'un champ porte ce mot dans son libellé, votre valeur est utilisée, sur ce site comme sur les autres. C'est le moyen le plus simple d'imposer vos données une fois pour toutes.
Remplissez un écran à la main, puis demandez à Verifill d'« apprendre » : il retient l'association entre chaque champ et ce que vous y avez mis, et rejoue la fois suivante. C'est ce qu'il faut quand les valeurs sont trop particulières pour une règle.
Sous la liste des champs, « Sources de valeurs » montre trois interrupteurs : Jeu de données, Apprentissage, Champs perso. Ils disent d'où les valeurs ont le droit de venir. Une valeur que vous avez écrite vous-même sur la ligne du champ passe avant tout le reste ; ensuite viennent ces sources ; en dernier, la règle.
Si vous devez créer vingt dossiers d'essai, vous ne voulez pas vingt fois les mêmes valeurs. Importez un jeu de données : un fichier CSV, Excel ou JSON dont chaque ligne est un profil.
La règle est simple : une colonne par champ, une ligne par profil. Le nom de la colonne doit ressembler au libellé du champ ; Verifill fait le rapprochement tout seul, et vous dit lesquelles il a reconnues.
À chaque remplissage, il prend la ligne suivante. Vous pouvez aussi désigner la ligne à utiliser. Et vous pouvez garder plusieurs jeux, un par cas d'essai, et basculer de l'un à l'autre.
Un jeu de données s'applique aux champs dont la colonne existe ; les autres continuent d'être remplis par les règles. Un jeu partiel suffit donc parfaitement : le formulaire est rempli en entier.
Beaucoup d'applications modernes affichent des cases après coup : un choix en révèle d'autres, une étape suivante apparaît sans que la page se recharge. Deux réglages traitent ces cas, sous la liste des champs.
Verifill continue d'observer ce même onglet pendant la durée que vous choisissez, d'une minute à dix, et remplit les cases à mesure qu'elles apparaissent, sans que vous ayez à revenir. C'est le réglage à cocher pour un parcours en plusieurs étapes.
Rien de ce qui porte déjà une valeur n'est réécrit. Idéal quand vous revenez sur une étape déjà remplie. Une case à cocher reste toujours traitée : « décochée » est une valeur, pas un vide.
Les cadres intégrés sont traités comme le reste : si le formulaire vit dans un cadre, Verifill le trouve et y écrit.
Et le panneau (section 05) rend tout cela plus confortable encore : il reste affiché d'une étape à l'autre.
Cette partie s'adresse à ceux qui écrivent des tests automatisés. Les autres peuvent passer à la suite : l'outil est complet sans jamais ouvrir cet onglet.
Dans l'onglet Sélecteurs, « Analyser » donne, pour chaque case et chaque bouton, une façon de le viser dans un test : en CSS, en XPath, ou en JavaScript. Chaque sélecteur est rejoué sur la page avant de vous être montré : il désigne bien cet élément, et lui seul.
À côté de chaque sélecteur, un mot : solide, ambigu ou fragile. Ce n'est pas un avis, c'est le résultat du rejeu. Un identifiant qui change à chaque chargement de page est reconnu comme tel et remplacé par un repère stable : c'est exactement le piège qui fait échouer un test la semaine suivante sans qu'on sache pourquoi.
En haut, « Mon test est en » choisit votre langage : Robot Framework, Python avec Selenium, ou JavaScript. « Exporter le script » produit alors un script complet et collable, pour un écran ou pour tout un parcours si vous avez laissé Verifill suivre vos étapes.
Le confort, en pratique : ouvrez le panneau avec Ctrl + Maj + V, puis son bouton « Sélecteurs ». La liste s'ouvre dans une fenêtre à part, la page reste devant vous, et vous copiez d'un côté ce que vous collez de l'autre.
L'onglet Historique garde chaque remplissage : la date, l'écran, la valeur écrite dans chaque case, et d'où elle venait. C'est ce qu'on ouvre quand quelqu'un demande « avec quelles données tu as testé ? ».
Vous filtrez par dates, allez directement à un jour, exportez en CSV, Excel ou JSON, tout ou seulement ce que le filtre montre. Chaque remplissage s'exporte aussi seul. « Ménage & place occupée », en bas, dit combien de place tout cela prend et permet de faire le tri.
Tout ce que Verifill retient vit dans votre navigateur : vos réglages par formulaire, vos valeurs, vos jeux de données, la mémoire des sélecteurs et l'historique. Cela veut dire deux choses : personne d'autre ne le voit, et personne d'autre ne le sauvegarde. Cinq minutes une fois, et vous êtes tranquille.
Cliquez sur l'icône de Verifill, puis sur l'onglet Paramètres. Descendez jusqu'à « Sauvegarde complète ».
Votre navigateur vous demande d'autoriser l'accès à ce dossier : acceptez. Choisissez un dossier déjà synchronisé par votre entreprise ou par votre service de fichiers habituel. C'est ce qui rend la sauvegarde utile : elle part avec le reste de vos documents.
À partir de là, l'extension y réécrit vos données après chaque remplissage, toute seule. Vous n'avez plus rien à faire, et rien à aller chercher dans vos téléchargements.
Installez Verifill, désignez le même dossier, puis cliquez sur « Charger depuis le dossier ». Vos réglages, vos valeurs et votre historique sont de retour, à l'identique.
Après un redémarrage du navigateur, l'autorisation d'écrire dans le dossier peut être redemandée : un bouton « Réactiver l'accès » apparaît alors, et un clic suffit. Rien n'est perdu entre-temps : tout reste dans l'extension et est rattrapé à la reprise.
Sous « Sauvegarde manuelle », « Sauvegarder dans un fichier » écrit tout dans un seul fichier que vous rangez où vous voulez, et « Restaurer… » le relit. Pratique avant une grosse modification de vos réglages, ou pour transmettre votre configuration à un collègue.
Toujours dans les Paramètres, « Toute la mémoire, par adresse » liste site par site tout ce que Verifill a retenu, et permet d'en effacer une partie ou la totalité. Ce que cette vue montre est tout ce qui existe : il n'y a rien ailleurs.
Trois choses à regarder, dans cet ordre. Était-il coché dans la liste ? Est-il en dehors du formulaire, comme une barre de recherche (passez la portée sur « Toute la page ») ? Apparaît-il seulement après un choix (cochez « Suivi dynamique ») ? Dans les trois cas, un réglage suffit, et il est retenu pour la suite.
Deux leviers, au choix. Changez la règle du champ dans son menu si c'est le type qui ne convient pas ; écrivez la valeur exacte sur sa ligne si c'est une donnée bien précise. Les deux sont retenus pour cet écran, et la fois suivante il n'y a plus rien à faire.
C'est le cas d'un numéro qui doit correspondre à un enregistrement existant. Mettez-le en valeur exacte, ou chargez un jeu de données avec la colonne correspondante : Verifill enchaînera vos lignes une à une.
Les navigateurs réservent leurs propres pages (celles qui commencent par chrome:// ou edge://, la page des extensions, la boutique) et n'y laissent agir aucune extension. Ouvrez votre formulaire dans un onglet ordinaire et tout revient.
La section 11 est faite pour ça : désignez le même dossier de sauvegarde sur le nouveau poste et cliquez sur « Charger depuis le dossier ». Tout revient.
Dans Paramètres, le bouton « Copier le rapport » met dans votre presse-papier tout ce qu'il nous faut pour reproduire la situation : version, navigateur, réglages, et vos derniers remplissages. Collez-le dans un e-mail. La phrase à côté du bouton dit exactement ce qu'il contient, relisez-la avant d'envoyer.
Six gestes qui, une fois pris, changent le rapport à l'outil.
Et si un formulaire vous donne du fil à retordre, envoyez-le-nous : il entre dans notre collection de mesure, et le moteur progresse pour tout le monde.